La fonction de vice-président

Le Vice-président, ou assimilé, participe à la définition de la politique de l’Université, initie des actions dans le domaine qui lui est confié (la vie étudiante au sens le plus large, dans la plupart des établissements), peut être consulté par le Président ou les autres viceprésidents sur son approche de telle ou telle action, apporte un regard « étudiant » sur la politique de l’établissement, et travaille, le plus souvent, de concert avec le vice-président du CEVU.

Il est important que le vice-président ne glisse pas vers un excès dans les charges administratives, qu’il n’a ni l’expérience, ni le statut d’agent de l’Etat pour assumer. Le viceprésident n’est pas nommé pour accomplir des tâches administratives.

Quoique cette position puisse sembler anecdotique, la CEVPU a affirmé son opposition à toute appellation stéréotypée telle que « vice-président étudiant ». Il ne s’agit nullement d’un point de détail, au contraire, c’est là une question qui touche au fond du problème du statut.

La CEVPU a, lors de ses 13èmes rencontres nationales, répondu : pas plus qu’elle ne souhaite la création de vice-présidences étudiantes par nécessité ou par souci de mode, elle ne souhaite pas non plus qu’une distinction soit établie entre les étudiants assumant des fonctions de vice-président et les autres vice-présidents des universités. Le problème lié à l'appellation de « vice-président étudiant » est que cette dernière est très restrictive, et laisse de côté à la fois le débat sur le statut et un grand nombre de situations concrètes (viceprésident délégué, délégué général du CEVU, chargé de mission Vie Etudiante... ).

Il importe que l’université, par l’expression de ses conseils, ou par cadrage du Président, ait clairement défini les missions du vice-président. Il paraît presque naturel que le vice-président se consacre prioritairement aux problématiques de la vie étudiante, et c’est par ailleurs pourquoi de nombreuses universités ont fait domaine « vie étudiante » le domaine de compétence des étudiants assumant des viceprésidences (Strasbourg 1, 2, et 3, Bourgogne…).

Cela étant, la vie étudiante est dans ce cas entendue en son sens le plus large : il ne s’agit pas seulement à veiller au développement d’activités sportives, culturelles et associatives, mais aussi de suivre les dossiers en rapport avec le CROUS, de suivre les questions d’accueil, d’accompagnement des étudiants à statut particulier…

En outre, la définition d’un champ de compétence particulier n’enlève en rien la qualité de vice-président de l’université, qui permet de s’intéresser à l’ensemble de la politique de l’établissement, et en particulier de traiter de nombreux dossiers en collaboration avec les autres vice-présidents de l’établissement.

La responsabilité de certaines missions peuvent être confiées à ce vice-président, telle que la gestion du FSDIE, dans son volet « soutien aux projets » (comme cela se fait déjà dans de nombreuses universités : Grenoble 1, Bourgogne…). Cependant, comme le soulignait récemment un analyste de l’enseignement supérieur, invité aux 14èmes rencontres nationales de la CEVPU, il ne s’agit pas de contenter la soif de prendre part à la gouvernance des 21 établissements en confiant à ces vice-présidents des missions anecdotiques à l’échelle de l’établissement.

A titre d’exemple, en qualité de vice-président de l’université, il n’est pas exclu qu’en l’absence du Président et à la demande de celui-ci, le vice-président soit amené à le représenter dans telle ou telle réunion ou manifestation, au même titre que les autres viceprésidents de l’université.

La plupart du temps, les vice-présidents, qui, à l’heure actuelle, se voient déléguer une part de la politique de l'établissement (la politique de vie étudiante, le plus souvent) travaillent de concert, notamment en raison de la complémentarité des missions, avec le vice-présidentdu CEVU.

A lire : l'expertise de la CEVPU "Etudiant et Vice-président d'université" dans la partie documentaire de ce site web.